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Bilan d’activités d’Enda graf sahel pour l’année 2014

Au Sénégal, la pauvreté est avant tout une pauvreté politique, sociale et culturelle. La majorité des citoyens est exclue économiquement et socialement de la définition des règles du jeu. Les services publics sont devenus défaillants, ne pouvant donc pas répondre aux demandes sociales portées par les initiatives. L’Etat est dépassé, et plutôt que de pousser les initiatives privées, il les craint, les ignore ou les considère même comme une opposition. En fait, n’étant pas reconnues, elles s’isolent, se radicalisent et peuvent prendre des tendances autonomistes en sortant du cadre officiel, voire légal.
Pourtant, l’Etat a tenté de se rapprocher des populations pour leur donner plus de pouvoir, plus de liberté, plus d’initiatives, notamment par la décentralisation. Mais les exigences administratives de fonctionnement ont détourné les richesses des initiatives : l’Etat a créé une nouvelle forme de centralisation qui a plus tendance à étouffer qu’à développer
Il y a donc urgence à rapprocher ces initiatives privées des politiques publiques pour favoriser le dialogue et susciter de nouvelles formes de régulation.
Or, la richesse des initiatives des populations est époustouflante au Sénégal, dans tous les secteurs, dans tous les domaines et à toutes les échelles.
Enda Graf Sahel promeut donc un changement politique et une modification de l’ordre social qui permettrait de remettre au cœur de la société des valeurs telles que la solidarité, la justice sociale pour l’épanouissement de toutes les composantes de la société sénégalaise.
Enda Graf Sahel se consacre à promouvoir ce rapprochement entre l’Etat, souvent remis en question, et les porteurs d’initiatives qui sont créateurs de richesses locales, régionales et nationales.
Enda graf sahel agit d’une part sur l’individu, en le valorisant et en l’appuyant dans l’exercice de son pouvoir citoyen et d’autre part sur les institutions, en amenant les différents acteurs à participer à l’élaboration des politiques publiques, pas seulement de façon négative (l’opposition systématique au pouvoir, le refus absolu...), mais surtout de manière positive (la négociation, la proposition...).

Le Secrétaire Exécutif
Emmanuel S. Ndione